mercredi, août 31, 2005

Elio et ses grains de sable

"Ne dormez pas tandis que les maîtres du monde sont au travail.
Méfiez-vous de leur pouvoir qu'ils prétendent être obligés de conquérir pour vous.
Prenez garde que vos coeurs ne soient pas vides alors qu'on table sur le vide de vos coeurs.
Faites ce qui ne sert à rien, chantez haut et fort les chants que l'on attend pas de votre bouche.
Soyez derangeants, soyez le sable et non pas l'huile dans les engrenages du monde."

Ce texte a été lu lors de l'enterrement d'Elio en 2001.
Elio était un chouette gars, un italien de Charleroi, un italien des Abruzze, blond aux yeux clairs, né dans le château de Monceau Sur Sambre pendant la guerre. Mort sur son scooter en juin 2001.

Il m'a aidé beaucoup à regarder la vie, à regarder ma vie. Je me souviens des longues marches discussions avec lui. Il m'a appris à récolter la sève des boulôts au printemps. Il a baptisé ma fille Mathilde.

Je pense souvent à lui, il a été pour moi passeur. J'aimerais tant pouvoir regarder ma vie aujourd'hui avec lui.

Grain de sable !

mardi, août 30, 2005

Et si l'été...

Bon je trouve que ce blog commence à être méchamment plombé. J'aime bien le noir mais point trop n'en faut ! Le soleil est là, il rend tout le monde beau dans les rues. Et si mon été commençait ?

Une chanson de circonstances !

Oh non!
N' attend pas de roses bonjours
Des bafouilles " nous deux toujours "
Je ne suis pas de l'espoir
Moi je ne pense qu'à ce soir

Jette tes poèmes dans tes tiroirs
Et sors-les pour une autre histoire
Je connais de la vie
Qu'aujourd'hui

Viens te faire chahuter
Te faire chahuter
Chahuter
Te faire chahuter

Trop tôt
Pour parler de mariage
Les papiers, ça me rend sage
Et la mairie, c'est ici
Pas très loin de mon lit

Oublie tout ce qu'on t'a appris
Et laisse-moi te monter ma vie
Je connais comme histoire
Que ce soir

Viens te faire chahuter
Te faire chahuter
Chahuter
Te faire chahuter

Moi je ne pense qu'à ce soir

Viens te faire chahuter
Te faire chahuter
Chahuter
Te faire chahuter

M.Polnaref 1984

Et toi Louis Althusser que me dis-tu ?

"Le journaliste (en direct de chez Mapirle) : Et l'amour ?

Atlthusser : Je n'ai pas beaucoup réfléchi. Il me vient à l'esprit la phrase de Lacan : l'amour, c'est vouloir donner quelque chose qu'on n'a pas, à quelqu'un qui n'en veut pas... En fait, le mot amour ne devrait pas être employé. Le mot amitié est plus fort.

Le journaliste : Qu'a-t-elle de plus, l'amitié ?

Althusser : L'amour est dans l'amitié tandis que l'amitié n'est pas forcément dans l'amour. Dans l'amitié, il y a des interdits mais l'interdit n'est pas donné par la loi dès le départ, on le constitue l'un l'autre. Levinas disait que dans «je pense donc je suis», le «je» du «je suis» n'est plus le même que le «je» du «je pense», parce qu'il reste à démontrer qu'il y a un rapport entre le corps et l'esprit, entre pensée et existence. Eh bien, si ça commence par l'amour et si ça finit par l'amitié, je dirais que l'amitié est le «je suis». Et puis il y a des crimes d'amour, mais pas des crimes d'amitié.

Le journaliste : C'est quoi pour vous la séparation ?

Althusser : L'amitié, on peut se séparer, l'amour on ne peut pas. Une fois qu'on a trouvé quelqu'un, on y va, si on s'est séparé d'autres, c'est que ce n'était pas de l'amour. J'ai eu, avec difficulté, quelques relations avec des femmes, des fois trop jeunes : ce n'étaient pas ces femmes que j'aimais,
mais l'amour. Et je leur ai fait du mal. Jankélévitch dit un peu la même chose : un amour ne finit pas, ou plutôt, si quelque chose finit, c'est que ce n'était pas de l'amour."

- - - - - - Ce que cela dit à Mapirle - - - - - -

Ca alors, j'ai donc encore plus d'amies que je croyais !?

C'est quand même carrèment cela. J'ai vécu avec mes différentes tentatives d'amour la perception qu'elles souffraient à mes yeux d'un écart entre leurs dires et leurs faires. Je ne pense pas la relation, je suis dans la relation. Je sens, par contre la projection, le sens, m'importent moins que ce qui se vit, que le concret de mes sensations. Je n'ai plus besoin de penser pour construire un être avec. Plus dur encore, aujourd'hui je me projette difficilement dans la relation. Je ne suis pas capable d'aimer... d'amour.

Merci Louis !

lundi, août 29, 2005

C'est par là que je vais

"Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'une autre quartier, d'une autre solitude.
Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous.
J'attends des mutants. Biologiquement je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie: je pisse, j'éjacule, je pleure. Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s'il s'agissait d'objets manufacturés.
Je suis prêt à vous procurer les moules. Mais...


la solitude...

Les moules sont d'une texture nouvelle, je vous avertis. Ils ont été coulés demain matin. Si vous n'avez pas, dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée, il est inutile de vous transmettre, il est inutile de regarder devant vous car devant c'est derrière, la nuit c'est le jour. Et...


la solitude...

Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues, soient aussi imperturbables que les feux d'arrêt ou de voie libre. Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez être votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau. Et pourtant...


la solitude...

Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur", les mots que vous employez n'étant plus " les mots" mais une sorte de conduit à travers lequel les analphabètes se font bonne conscience.

Mais...


la solitude...

Le Code civil nous en parlerons plus tard. Pour le moment, je voudrais codifier l'incodifiable. Je voudrais mesurer vos danaïdes démocraties.
Je voudrais m'insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit, le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité. La lucidité se tient dans
mon froc."

La solitude - Léo Ferré bien sûr !

vendredi, août 26, 2005

Ma douleur décodée par Matzneff

J'ai du mal et oui du mal actuellement avec ma douleur. D'abord parce que cette douleur j'y ai participée, je l'ai construite.

"Celui qui scie opinâtrement la branche sur laquelle il perche est mal venu de se plaindre le jour où celle-ci se brise et le precipite parmi les ronces et les orties."

J'ai la chance de pouvoir parler beaucoup de ce que je vis, mes étoiles veillent.

"La parôle apaise, la confession libère : usez-en et abusez-en. Ecrivez, clamez, publiez votre souffrance et votre indignation. Saoulez-vous de vos mots. Ne craignez pas d'être excessif, de forcer les effets : vous ne serez jamais un bon amant si vous n'êtes pas un bon comédien."

Je ne veux pas éluder cette crise, je veux qu'elle fasse sens pour moi.


"Vivez cette crise à fond ("crise" vient d'un mot grec qui signifie "jugement"), vivez-la comme un procès où vous seriez ensemble la victime et l'accusé, l'avocat et le procureur."

J'écris beaucoup pour me dire, mon blog m'aide même si comme dans le billet précédent je perds le sens des limites.


"Pour cela prenez des notes. Ne tournez pas la page, noircissez la. Dans un chagrin d'amour, l'écriture est le plus grand thérapeute. Le genre importe peu : journal intime, poème, roman, le principal est de tremper votre plume dans cette encre indélébile que conhstituent vos larmes de mettre votre douleur noir sur blanc, de fixer les détails de votre bel amour, de votre rupture déplorable."

Je veux assumer mon histoire telle qu'elle est"

"Le passé récapitule tout et, n'en déplaise aux sectatrices de la page tournée, il le récapitule de manière irréversible"

Je sais que je veux être libre, "Libre pour aimer, libre pour voyager, libre pour écrire les livres que j'avais dans le coeur, le cerveau, les tripes. Libre tout simplement."


Citations extraites d'un livre de Gabriel Matzneff. Livre qui devrait être distribué dans les week end mariage rencontre ! ! ! Références sur demande !

Il y avait...

Il y avait ici un autre billet. Toutes les vérités, toutes mes réalités sont bonnes à dire pour moi. Nécessité cependant de protéger ceux qui m'entourent, ce que j'aime le plus au monde. 1° censure sur Mapirle Unlimited, la vérité demeure.

jeudi, août 25, 2005

Pêle Mêle


Pêle Mêle, c'est l'un des temples du livre d'occasion Bruxellois. Bon, on va dire plus temple quantitatif que qualitatif. Mais il y a de sacrés trouvailles à faire.

C'était début juillet sur un temps de midi. Je décide de faire un 2tour chez Pêle-Mêle. Démarche d'autiste, grandes enjambées à travers la ville, lecteur MP3 sur les oreilles. Je fais mon marché dans les rayons : un Calaferte (satori), un Le Clezio (le procès verbal), 1 livre pour Y. Je me veux sélectif, je prends du temps.

Je croise quelqu'une sur un rayon puis sur l'autre. Croisements de regards. Sourires. J'éteins mon lecteur MP3. Cela vient tout seul :

Moi : Je te propose que l'on s'offre chacun un livre.
Elle : D'accord mais c'est toi qui commence.

Je regarde mon choix du jour et je lui donne le procès verbal de Le Clezio. Moi, je repars avec de sa part, le Revizor de Gogol.

10 minutes de croisements, 1 minute d'échanges, 2 livres échangés. Juste le moment vécu ensemble qui prime. Pas d'avant, pas d'après à construire tout est ouvert, sans direction. Dieu que j'aime cette légèreté dans ma vie !

mercredi, août 24, 2005

Sed omnem consolationem vincit dolor

"La vie de l'insensé [du loup] est sans agrément, il tremble toujours en pensant à l'avenir" - Epicure
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"- Il faudra bien un jour que tu quittes l'adolescence.
- L'adolescence ? Repris-je étonné.
- Tu n'es qu'un blanc bec qu'un jeune radis qui n'a rien compris. Combien de temps encore te conduiras-tu comme un fils ? Alexandre, il va falloir que tu rentres dans l'âge d'homme. (...) Conserver en soi l'enfant qu'on a été ne veut pas dire rester enfant. Tu es comme ces gens 2qui regardent la télévision en changeant sans arrêt de chaîne pour n'assister qu'aux séquences les plus intenses. C'est une sottise. Les histoires sont faites pour se développer. Crois-moi la passion chronique est un trompe-l'oeil, séduisant mais un trompe-l'oeil quand même. Quand tu sales trop un plat tu tues les goûts les plus subtils. Les grands amants sont les mélomanes de l'amour, des gourmets du sentiment, pas des consommateurs de piments rouges. La passion n'a pas grand chose à voir avec l'amour. Ton mépris du couple est une attitude de gamin; (...) Et la vie de couple est la véritable aventure de notre temps. C'est fini les communisme, la lu2ne et l'Amérique."

Alexandre Jardin / Fanfan.

Ce texte a été très important pour moi il y a 15 ans quand j'ai décidé de me marier. Je souhaitais lire ce texte lors de mon mariage, le prêtre n'a pas voulu, je ne me suis pas non plus battu pour. Pour moi le sens de mon mariage était dans ce texte. 8 ans plus tard divorce, découvertes de moi. Beaucoup de douleurs causées aux femmes avec qui j'ai vécues. Je ne suis pas homme à rendre heureuse la femme avec qui je vis. Cela n'enlève rien à ce que je suis par ailleurs. Mais je ne suis pas homme à rendre heureuse la femme avec qui je vis.

Alors je quitte la phraséologie lobotomisante d'Alexandre Jardin. Aujourd'hui je veux me brûler au feu de mon langage. Je veux de l'incandescence, je veux tracer ma route. Aujourd'hui, des étoiles m'accompagnent sur ce chemin, je laisse Alexandre Jardin et sa collection d'Arlequins et je me love dans Calaferte et Matzneff avec eux je me plonge dans l'expérience directe de ma vie, cela m'aide à trouver qui je suis.

Mais de tout cela on reparlera !

lundi, août 22, 2005

Mes étoiles

"Demande il te sera donné", c'est mon axiome de base avec ceux et celles que j'aime. Ils ont TOUJOURS été là pour moi et j'espère moi pour eux. Alors j'ai démandé.

Camille, sa proposition est mise en oeuvre. 3 étoiles sont apparues. 3 étoiles non pas "pour prendre ma douleur" mais pour être avec elle, avec moi.

"Etre avec" quelle si belle chose ! Je n'ai jamais souffert autant d'un manque "d'être avec" que ce dernier mois.

3 étoiles donc...

La 1° m'a aidé à m'exfiltrer de Borzée. Elle a su m'écouter, être là.

Un autre duo d'étoiles m'attend ce soir avec pour fonction technique : bassin de décantation.

Mes amis sont l'une des choses que j'ai le mieux réussie dans ma vie.

Ce sont mes étoiles dans la nuit de mon soleil absent (cette phrase est con... comme la situation).

Il faut combien d'étoile pour faire un soleil ?

Une seule suffit !

La tendresse du saule pleureur


Il y a deux semaines :
Je suis à Pisek (Tchéquie) sur les bords de l'Otava. Il fait frais mais le soleil donne sporadiquement de sa chaleur. J'aime cette sensation de chaud et de froid. J'aime l'ambivalence des sentations, des émotions.

Je viens de finir de manger. Et je viens là, seul, honorer ma Camel, sur les bords de ce fleuve. On peut être seul parmi les autres (Lisez les pages de Charles Juliet dans l'année de l'éveil sur ce que c'est être seul au milieu des autres.)

Les branches soufflent sur les branches de mon voisin saule pleureur. Ses branches bougent laissant passer le soleil par intermittence. Le mélange des sensations se trouve amplifié, c'est bon. Soudainement je sens de la douceur sur ma joue. Le saule pleureur se fait tendre. Ses branches me frolent et m'entourent, je me laisse faire.


Moments de douceurs. Ils sont là dans ma vie. Savoir les donner, les recevoir, les reconnaître, toujours les revendiquer, ne jamais les assujettir !

dimanche, août 21, 2005

Camille cette nuit

Lève toi c'est décidé
laisse moi te remplacer
je vais prendre ta douleur

Doucement sans faire de bruit comme on réveille la pluie
je vais prendre ta douleur
Elle lutte elle se débat mais ne résistera pas
je vais bloquer l'ascenseur ...
saboter l'interrupteur

Mais c'est qui cette incrustée
cet orage avant l'été
sale chipie de petite soeur ?
Je vais tout lui confisquer
ses fléchettes et son sifflet j'vais lui donner la fessée
la virer de la récré
mais c'est qui cette héritière
qui se baigne et se terre
dans l'eau tiède de tes reins ?
j'vais la priver de dessert
lui faire mordre la poussière
de tous ceux qui n'ont plus faim...
de tous ceux qui non plus rien
Dites moi que fout la science
à quand ce pont entre nos panses ?
si tu as mal là où t'as peur
tu n'as pas mal là ou je pense !
Qu'est ce qu'elle veut cette conasse
le beurre ou l'argent du beurre
que tu vives ou que tu meurs ?

Faut qu'elle crève de bonheur ou qu'elle change de godasses
faut qu'elle croule sous les fleurs
change de couleur... je vais jouer au docteur

Dites moi que fout la science
à quand ce pont entre nos panses ?
si tu as mal là où t'as peur
tu n'as pas mal là ou je chante !
Camille

"Tu n'as pas mal là où je chante", pendant ces 4 minutes cette nuit ce fut vrai. Mais c'est tellement paradoxal. Camille tu repasses quand tu veux !

samedi, août 20, 2005

Je teste pour vous... Borzée...

Borzée lieu concentrationnaire de la fine fleur de l'action progressiste de la Belgique francophone. Plus prosaïquement, Borzée est un lieu de vacances "nature" pas très loin de la Roche en Ardennes (Belgique). J'y passe 6 jours avec Mathésim. Le principe en juillet c'est : des stages pour les parents et des activités pour les enfants. On doit bien être 300 en ce moment.

En terme de stage cette semaine nous avons :
- une vingtaine d'accordéonistes qui non contents de faire leur stage nous abreuvent de leurs progrès (?) dans les couloirs des chambres, sur la terasse. Heureusement que j'ai pris mon lecteur MP3.
- une trentaine de marcheurs équipés comme Alain Hubert pour faire leur 15 km quotidiens et qui en reviennent généralement très fiers ! Et ça se sait !

- d'autres groupes pour lesquels j'ai éviter de comprendre ce qu'ils faisaient pour ne pas m'énerver !

Ce qui est amusant de regarder à Borzée ce sont les autocollants à l'arrière des voitures : Give Peace a Chance / Non a Petrofina / Nature et Progrès / Bush tu es un grand méchant / Mains Unies / Ecolo... On a vraiment affaire à la crème de l'engagement naturo-vibrato-ecolo-esoterico--politico-plein-d'ego de la Belgique francophone. Tant de personnes qui affirment leurs convictions avant tant de courage, cela m'émeut.

Alors on se sert dans les bras, on se caresse pour se dire bonjour. En soit c'est pas mal. Ce qui m'embête c'est, qu'en même temps, on joue des coudes pour garder sa place dans la file du réfectoire.

Je suis donc là en famille, avec ma meute, mais en dehors la meute, dans ma position favorite de la présence-absence-observatrice. Je les connais ces thurifèraires de l'altérité progressiste qui, dans leur fonctionnement concret, sont insupportables au quotidien. Je les connais tellement bien que je suis en train de les fuir.


Heuresement il y a ici, quelques flamands et quelques black avec qui il y a moyen de discuter et qui regardent ce cinéma avec le même dépît que moi.

A partir du 25 août ecolo organise ses rencontres écologiques d'été ici même à Borzée, c'est comme cela chaque année. Je commence à comprendre...

Donc je teste Borzée pour vous, et je le fais sérieusement, mais je ne suis pas prêt d'y retourner ! Par contre je pense qu'un billet sur le thème "Comment Mapirle choisit ses lieux de vacances ?" s'impose mais je ne vous promets rien. En fait je crois que je n'aime pas les vacances.


Une dernières question pour la route : Pourquoi n'y a-t-il pas de prix Nobel de mathématiques ?

vendredi, août 19, 2005

Quand Mapirle est descendu de sa branche...

Bonjour, me revoici, ce lieu me manque. Envie de dire. Je mets à profit mes vacances pour commettre ce qui suit.

Plantons le décor :
La scène se passe en avril 99. Mapirle est un heureux époux, heureux père de deux enfants, madame enceinte du 3°, heureux directeur aussi. Aux yeux du monde et des autres Mapirle est un homme heureux. Détail contextualisant : la scène se passe durant la semaine sainte et bien sûr Mapirle est un... heureux chrétien en début de parcours, en début de chemin de croix.

Les personnages : c'est simple, ils sont deux, Mapirle et un arbre. ACTION !

Mapirle : Bonjour arbre, me laisseras-tu monter sur ta branche ?

Arbre : Tu sais brun ténébreux, je suis comme beaucoup, je ne me donne qu'à ceux qui savent me prendre !

Mapirle : Alors, allons-y tu m'a l'air escamotable ! (Mapirle ecalade l'arbre)

Arbre : Ouaih ! Bravo, mais bon dieu qu'est ce que tu n'es pas souple !

Mapirle : C'est normal ce manque de souplesse, d'ailleurs si je t'ai escaladé c'est que j'avais envie de me raidir.

Arbre : Te raidir ? Ben voyons serais-tu l'ami des arbres ?...

Mapirle : Mais non pas ces raidissements là, ils finissent trop souvent en petites morts. Moi, aujourd'hui, j'en veux une vraie !

Arbre : C'est une bonne nouvelle. Peut être sais-tu que la corde du pendu est un porte bonheur pour les hommes. Chez nous les arbres, devenir un arbre à pendu c'est rentrer dans l'aristocratie des arbres. Je vois en toi une sacrée opportunité de promotion.

Mapirle : (avec emphase) Cela tombe bien, nous nous dirigeons donc allègrement vers un win-win. Laisse-moi nouer ta branche maîtresse avec cette corde traîtresse.

Arbre : Ca y'est, tout est prêt, alors maintenant qu'est ce que tu attends ?

Mapirle : J'sais pas, j'sais pas si j'aurai le courage de sauter...

Arbre : Le courage ? Fichtre avec quoi tu viens ? Saute pour toi si tu le veux vraiment mais cesse de te beurrer le mou avec cette idée de courage.

Mapirle : J'sais pas, j'sais pas, mais ce serait vraiment lâche, j'ai une femme, 2 enfants, un troisième en route. Pleins d'amis je ne veux veux pas lâchement les abandonner !

Arbre : Allez on continue,... maintenant un discours sur la lâcheté. Tu comptes me faire tout le dictionnaire ? Dépêche toi, tu commences à me peser.

Mapirle : J'sais pas, j'sais pas................................................

Ce jour là Mapirle a dénoué la corde est descendu de sa branche et est rentré faire risettes au travail. Comme si de rien n'était il a certainement fait un bisou à sa femme et à ses enfants. Comment est-il possible d'être aussi étranger à soi-même ?
C'est douloureusement possible.

vendredi, août 12, 2005

Vacances / Retour prévu début septembre

Je pars quelques jours d'abord en Tchèquie avec Y et sa fille ensuite à Borzée avec Mathésim. Un peu de silence sur ces pages donc.

La rentrée de septembre va être chaude je le pressens.

Au niveau professionnel :
- 6/10° démarrer un nouveau boulot
- 5/10° en finir avec mon ancien boulôt
- 1/10° anticiper le lancement de mon activité d'indépendant

Au niveau de ma vraie vie :
- 6/10° pour Mathésim à temps plein
- 3/10° pour Y et moi, du temps pour regarder, entretenir et alimenter la chance que j'ai de vivre avec elle.
- 0,5/10° pour les travaux programmés à la maison.
- maximum/10° pour moi, vous l'aurez compris c'est un maximum au milieu de tant d'autres choses qui font ma vie.

Ma vie va beaucoup mieux depuis que l'appel du vide a été remplacé par l'appel du plein.

Plein de bonnes choses à vous d'ici mon retour !

mercredi, août 10, 2005

Saint Amand Les Eaux

Cette Charmante tour, c'est la tour de Saint Amand Les Eaux, France (59) connue essentiellement (?) pour son casino et ses eaux minérales. Je connais cette ville, j'y ai vécu comme pensionnaire entre 1981 et 1988. Très très bons souvenirs.

J'y suis passé le week end dernier. Histoire de voir si cela pouvait m'aider à remettre mes pas dans mes pas.

C'est difficle de retrouver une ville, de retrouver les sensations, de retrouver des lieux qui font échos à telle ou telle rencontre à telle ou telle émotion. En résumé, je me suis fait un mini trip nostalgie solitaire. Urgence de penser à moi rien qu'à moi, urgence de me retrouver face à moi.

Passer devant le pensionnat d'abord. Le porche d'entrée a été surélevé, cela doit être beaucoup plus difficile de faire le mur. Retrouver les cafés de moi ado, enfin ce qu'il en reste. Le central a disparu. C'était mon préféré. Revoir le stade Notre Dame d'amour, sa piste d'athlétisme. Suis-je encore capable de courrir 400 mètres ? La Forêt Domaniale de Saint Amand ensuite parcourrue de long en large. C'est la forêt que je préfère.

Revoir la ville m'a déçu, Impression de me sentir étranger. Pouvait-il en être autrement.? La forêt je l'ai retrouvée plus belle encore, avec toujours les mêmes courreurs à pied..Deux d'entre eux m'ont reconnu, ils sont forts depuis 88 j'ai pris 25 kilos et un look christique à 1000 lieux de ce que j'étais à l'époque.

Ce détour impromptu m'a fait du bien.
Soigner mon unité.
Ne jamais oublier que tout est ouvert et que je veux une vie ouverte !

dimanche, août 07, 2005

Quand Mapirle s'est fait alpaguer par Chance

Chance s'est posée dans ma vie il y a presqu'un an. Je la voulais énormément. Elle m'appelait, elle voulait être avec moi. Moi, comme parfois face à mes choix j'étais hésitant. Chance me demandait de m'engager à la garder. Chance me disait, laisse-moi me poser sur toi, je serai là, toujours avec toi. Je te serai fidèle à toujours. Moi j'étais hésitant, pourquoi la laisser entrer dans ma vie, qu'est ce que j'allais dire aux autres, comment j'allais EXPLIQUER cela. Chance s'est faite persuasive et insistante, C'est comme cela que je les aime.

Allez, comme si vous y étiez, voici comment Mapirle a rencontré Chance.


Chance : Viens je vais te marquer.
Mapirle (dubitatif): Tu vas me marquer en quoi ?

Chance : Je vais te dire que tu as la chance en toi, que tu as la chance d'être là, que ta vie tu l'as gagnée. Je vais te dire aussi l'importance du rouge et du noir.
Mapirle (ambivalent) : Le rouge et le noir, si c'est pour Stendhal, je crois qu'on est mal parti, moi j'ai déjà beaucoup donné dans la bourgeoise !

Chance : Et le rouge et le noir de l'anarchie tu t'en fous ?
Mapirle (retourné) : L'anarchie, c'est autre chose, c'est la traduction politique du désespoir. Attention on ne plaisante pas avec l'anarchie !

Chance : Arrête de me parler idées, moi j'te parle vibrations. Le rouge de la passion, du too much, du feu que tu revendiques dans ton existence. Le noir des jours sans espoir. Le noir de ton regard sur le monde. Le noir mirroir de la pensée qui se nie dès qu'elle cherche à s'exprimer.
Mapirle (excité) : Fichtre, tu m'intéresses !

Chance : Attends, attends, j'ai plus encore à te dire et à te donner. Je serai ton vaccin...
Mapirle (interloqué) : Mon vaccin ?

Chance : Oui je te collerai à la peau, je serai sur toi et en toi. Un vaccin interne et externe. Un vaccin étendard.
Mapirle (intrigué) : Ok je veux bien être vacciné mais dis-moi au moins contre quoi tu te donnes pour fonction de me vacciner ?

Chance : Contre les bourgeois, contre le venin des bourgeois, contre tout ces ptits cons qui croient détenir les rennes du bon goût, de la culture et de la bonne manière d'être aux autres.. Contre ton toi bourgeois aussi,... mais là je ne dois pas te faire un dessin.
Mapirle (Conquis) : Waou ! En voilà une qui me comprend ! A mon avis tu dois consulter souvent mapirle.blogspot.com. Viens pique moi, je veux te garder en moi.

Chance : Oui c'est cela, laisses moi me poser sur toi, laisse moi te marquer, laisse moi entrer en toi.

Mapirle (Vrai) : Mais, dis-moi. Si je décide de d'accepter pour toujours, je peux quand même le faire parce que je te trouve belle, que je te désire et que je sens que tu vas me donner beaucoup de plaisirs.

Chance : Oui, oui, oui, mais s'il te plait. Arrête de discuter laisse moi venir.


Voilà je vous présente ma Chance :


Dialectiques insomniaques

Sommeil je te cherche, je te cherche,
Pourtant si sûr de ne pas te trouver

Ta rivale est là, elle
Elle, elle est bien là
Même pas tapie,
Déjà triomphante
Sûre d'elle
Étranges ces combats perdus d'avance.
Les moutons de toute l'Irlande
Ne suffiraient à te convaincre.
Tu n'es pas là, ai-je vraiment envie de toi ?

Madame insomnie me prend dans ses bras
Elle m'enlace, me sort du lit.
Ma conquête est facile
Je suis client fidèle.

Toi tu t'étioles,
Ton idée disparaît
Me voilà seul en face d'elle
Elle me jauge et m'enrôle
Pour une heure ou pour la nuit
Elle me sourit
Elle me fascine
Je suis à elle.

Toi, tu as disparu.

vendredi, août 05, 2005

Rencontres avec s et X

Peut-être connaissez-vous cette curieuse émission sur France Inter :
Rendez-vous avec X. Le concept c'est un Monsieur X mystérieux qui est
interviewé et qui dévoile le dessous des cartes des grandes affaires de
terrorisme et d'espionnage. C'est souvent passionnant. Monsieur X est celui
qui lève le voile.

Cette semaine un Monsieur X est entré dans ma vie. En France, on peut naître
et surtout être abandonné sous X. Je dois bien constater que cette semaine
mes racines françaises ont visiblement repris le dessus.

Le X donc, non pas le porno, le X de la croiX. A la fameuse croix d'Aragon
"Rien n'est jamais acquis à l'homme ni sa force ni sa faiblesse ni son coeur
et quand il croit ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croiX"

Mais passons, je ne suis pas né sous X et je suis plutôt Y.

D'autres rencontres cette semaine, Pierre que j'évoquais dans mon billet "ceteris paribus" de juin, Claude Semal également évoqué récemment dans un billet et croisé dans la rue à qui j'ai dit un truc bien blaireau du genre : "Juste vous dire que je trouve vos chansons chouettes !" Avec comme réponse "un merci c'est gentil" mignon de
naïveté. Rencontre de F. également le mec d'une ex collègue dont je parle
dans billet "billet expiatoire" de juin. Trois rencontres imprévues, trois petits bonheurs de ma semaine.

Fichtre, dans ma vie le bonheur est plus un hasard qu'une nécessité.

Trois trajectoires croisées cette semaine, trois trajectoires évoquées
également dans mon blog. Alors quoi, cet outil égotique serait-il le reflet
fidèle de Fred Mapirle ?

NON !

mercredi, août 03, 2005

Blues de retour

Les mots me manquent. Retourner à l'essentiel
Mes mots me perdent. Donner très peu des miens.

Mon billet précédent était certainement trop optimisite.
Aujourd'hui ma vie est en coupe et elle est pleine !
Ma vie est pleine.
La coupe est pleine.

J'arrête, je vous laisse avec Philippe Léotard.
Cet homme est beau et en plus il nous chante le blues.


Un blues
Un blues
Tout tombe toujours
Sur moi sur ma tête
Les croix sont à mon dos
La Terre tourne pour tous
Elle glisse sous moi
La goutte d'eau me noie
Est-ce que j'ai fait mal
Est-ce que j'ai fait le mal
Même si j'ai mal fait
Les accidents m'attendent
Les gendarmes me guettent
On m'a tout pris je suis
La terreur des banquiers
Et pas d'crédit chez l'épicier
Est-ce que j'ai fait mal
Est-ce que j'ai fait le mal
Même si j'ai mal fait
A toute femme j'ai tort
Mes amis s'enfuient
Mon papa est mort
Ma maman aussi
Ma soeur me donne pas de fric
Mon frère fait de la politique
Mais je tends les mains
Je les garde ouvertes
Ca fait contrepoids
Et même des fois
On me fait du bien
Sans demander rien
Est-ce que j'ai fait mal
Est-ce que j'ai fait le mal
Même si j'ai mal fait

lundi, août 01, 2005

J.J.J.


Votre nom : Jay-Jay Johanson
Sexe : Masculine
Nationalité : I am swedish
Age : I'm twenty eight
Votre taille : I'm sixt foot two
Votre poids : Sixty two
Signes particuliers : a lot of freckles
Avez vous des tatouages : No not a single one, yet
Où etiez vous Samedi soir ?


Tell me officer
Aren't you getting too personnal
Say what am I
Standing accused of

Et la couleur de vos cheveux : I'm natural blond
Vos yeux : Purple
Profession : I'm entertainer
Situation familiale : I am single
Avez vous de la famille : Mum, dad, and sisters
Avez vous vous des enfants : Not that I know
But wait a second here

Tell me officer
Aren't you getting too personnal
Say what am I
Standing accused of

D'avoir volé le coeur d'une jeune femme.



C'est une chanson CV de Jay Jay Johanson. Et oui, je suis d'humeur Trip Hop ces jours-ci. C'est rythmé et c'est cool presque doux. Pourvu que le doux dure !